Ce que pense la Digi-team de Comic Composer

Comic Composer, c’est le logiciel qui permet à nos auteurs de réaliser des bandes dessinées exportées aussi bien sur le site d’EspritBD que sur l’application. Les artistes de la Digi-team n’ont pas dérogé à la règle et nous ont gratifié de très belles planches. Il serait maintenant intéressant de savoir comment ils ont appréhendé cet outil…

Playlist-Digi-Team

Les œuvres de la Digi-Team

La plupart de nos auteurs ont globalement su gérer ce logiciel. Chacun a eu un rapport particulier avec cet outil. Christophe Bataillon a par exemple eu « une petite soirée de prise en main, histoire de comprendre sa logique ».

Le logiciel étant tout nouveau pour eux, ils ont souvent préféré rester simple, en témoigne Thomas Cadène : « En ce qui concerne mon rapport à l’outil je suis resté soucieux d’aller au plus simple : une narration en case par case à laquelle je suis assez attaché. Je n’ai donc pas bouleversé mes habitudes ».

La soustraction de Thomas Mathieu

Du case par case simple mais efficace pour la planche "La soustraction" de ©Thomas Cadène

Comic Composer permet de faire des animations et des mises en scènes que l’on ne peut pas faire sur format papier. Wandrille, par exemple, a détourné l’usage des translations dans ce logiciel « afin de créer des effets humoristiques accentués par les traveling vers le hors champ, des trucs qui marchent moins bien en BD classique, là, les trajets d’un personnage à l’autre, d’une transformation à l’autre, donnaient l’impression que les personnages changeaient réellement, alors que la lecture de case à case, à cause de la présence du « caniveau » (la séparation entre les cases) ne permet pas ce « mouvement » et cette impression de continuité. L’effet comique n’aurait pas été le même et la surprise moins bien amenée ». Quant à Christophe Bataillon, le format numérique lui a permis « de raisonner non plus en format mais en temps. Décider du rythme de lecture fut pour moi le travail le plus rigolo, d’autant que j’avais décidé dès le début d’écrire une histoire muette ».

petit bouquet de Christophe Bataillon

"Le Petit Bouquet" : une belle histoire d'amour muette écrite par ©Christophe Bataillon

« Le format de Comic Composer impose une lecture « dirigée » de la bande dessinée », selon Thomas Mathieu, qui a lui aussi cherché à détourner l’usage premier de cet outil. « J’ai essayé de jouer avec ça, d’abord en faisant une grande case qui serait impossible à lire sans que l’ordinateur indique le chemin de lecture, et dans une autre web BD en jouant avec des temps de lecture parfois très court, donnant une image furtive. »

Mais comme tout ne peut pas être tout beau tout rose, Wandrille a par exemple expérimenté quelques difficultés ! « A posteriori, c’était pas forcément le plus adapté pour mon projet. J’ai passé un temps fou, et j’avais besoin de certaines fonctionnalités par rapport à mon idée. J’ai dû inventer des cache-misères, mais bon, la contrainte est créative et peut être mon projet aurait été un peu plus léger si je n’avais pas ajouté ces cartons humoristiques entre les scènes… »

« C’est un logiciel nouveau, donc j’ai l’impression d’avoir fait office de rat de laboratoire », tempère Lommsek. « Pas mécontent d’avoir réussi ce que je voulais faire. Le format numérique permet d’exploser le format « page » et de faire des petites animes ma foi fort sympathiques ».

Ze Race de Lommsek

Le métro parisien revisité par Lommsek dans Ze Race / ©Lommsek

La BD numérique n’est pas qu’une simple numérisation de planches. Ces artistes ont su détourner les usages de Comic Composer pour donner un autre sens à leur histoire grâce à toutes les fonctionnalités mises à disposition. Malgré quelques petites difficultés, les auteurs, comme à leur habitude, ont laissé leur originalité s’exprimer afin de nous faire profiter de leur talent sur notre site !!! Ne vous privez donc pas de lire leurs œuvres sur EspritBD !

Thomas Mathieu

Que peut-il se passer durant une soirée avec Thomas Mathieu ? ©Thomas Mathieu

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