Internet (n.m.) : lieu réunissant des lolcats, des sites de blagues, des boites mails et surtout, surtout, des milliers de blogs BD !
Il doit y avoir une bonne raison, non ? La Digi-team va vous en donner quelques-unes. On leur a demandé, au travers de leur expérience, pourquoi ce réseau est devenu omniprésent dans leur vie professionnelle. Quand on parle Web, on pense aussi aux réseaux sociaux, bien entendu. Alors, quelle importance a eu la Toile dans leurs carrières ?
Tout passe par mon blog, mon Tumblr, Facebook, Twitter. Je suis une enfant de l’Internet, moi ! Cette phrase d’Elosterv résume bien la conjoncture actuelle : le Web occupe une place prépondérante dans la vie de chacun. Thomas Cadène rejoint les propos de sa consœur : en tant qu’auteur, je suis né sur Internet, sur Café Salé. J’ai tenu un blog sur Rue89, j’ai créé Les Autres Gens. Donc pour moi le Web est assez naturel, les réseaux sociaux sont fondamentaux.
D’ailleurs Wandrille appuie très bien ces deux points de vue : Alors là, pour le coup, le web et les réseaux sociaux sont très fondamentaux dans ma vie et ma carrière, sachant que je suis auteur blogueur, que j’édite beaucoup de blogueurs aussi, que j’organise Révélation Blog.
C’est bien connu, Internet, est de plus en plus souvent le point de départ d’une carrière : ça m’a permis de me faire connaître à peu de frais auprès des éditeurs, grâce à mon blog BD, Révélation Blog au festival d’Angoulême en 2009. Dans la foulée, j’ai déjà publié deux albums. Merci le Web !, nous dit Lommsek.
Au delà des débuts, la Toile, est aussi le meilleur endroit pour s’améliorer en ayant des retours sur vos projets. Thomas Mathieu en est la preuve : j’ai un blog, c’est là que je teste mes projets et que je m’amuse. Le blog me pousse à dessiner tous les jours. Et en même temps, il m’aide à trouver des boulots, à rencontrer des dessinateurs. Mon premier album « Les Drague-Misères » avait commencé sur le blog.
Concernant les réseaux sociaux, on ne compte plus les heures que l’on y a consacré… Un mal pour un bien, selon Christophe Bataillon, qui passe trop de temps sur Facebook, et en même temps, c’est un formidable outil de communication, une belle vitrine pour montrer mon travail.
Bon, pour sûr, l’utilité d’Internet fait l’unanimité, et pour cause. Internet permet aux auteurs des retours rapides sur leurs travaux, un bon moyen de promotion , et une symbiose de plus en plus forte avec d’autres interlocuteurs, en témoigne le prochain parrain du Festiblog, qui porte plusieurs casquettes : je vis à Berlin mais tout mon travail d’éditeur se passe en France, sans Internet, je meurs. Je ne vais pas corriger des projets à coups de fax, hein…
Heureusement que les propos de Thomas Cadène viennent quelque peu modérer cette litanie dithyrambique : je pense aussi qu’on peut faire sans (dans une certaine mesure). Ça peut aussi être un piège (c’est incroyablement chronophage). Mais d’une manière générale, les auteurs s’accordent à dire que de toute évidence, ils ne peuvent envisager leur vie professionnelle sans la fée Internet… d’ailleurs comme Wandrille se plaît à le souligner : ce qui me dérange à l’heure actuelle, c’est cette fascination malsaine des gens pour « la vraie vie ». Je veux dire : quel est l’intérêt de se rencontrer en vrai ? En vrai, les blogueuses ont des boutons, les gens sont malades, il pleut, et parfois il y a des mauvaises odeurs. On n’a pas se genre de problème à l’écran, quoi qu’on en dise« .
Bien…
Ami blogueur BD, n’oublie pas ces propos lorsque tu croiseras tes auteurs préférés dans les travées du Festiblog :) !












